javascript:void(0) champinox
Auteurs: Stéphane Collet/ Sarah Glaisen / Nik Indermühle

Champinox
est un projet de jardin éphémère, installé dans une anfractuosité du mur de soutènement des voies de chemins de fer dans le quartier sous la gare à Lausanne. Les visiteurs pourront s'immerger dans un lieu intimiste et observer de curieux champignons à l'abri du soleil. Le jardin, situé en surplomb du domaine public, donne à voir le panorama des Alpes.

ouvert du 20 juin 2009-au 24 octobre 2009


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mercredi 21 octobre 2009

Reportage photos sur Fickr.com

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mardi 20 octobre 2009

Sabotage

dimanche 18 octobre 2009

Quand les cuisses s'en mêlent


Dernière semaine avant démontage



vendredi 9 octobre 2009

L'écho des savanes

jeudi 8 octobre 2009

Amitiés d'Isidore

mercredi 7 octobre 2009

Construction IV



Schéma de brumisation des champignons



Caisson de protection des commandes de brumisation
buse

mercredi 30 septembre 2009

Occupation



jeudi 24 septembre 2009

Friandise pour gastéropode

mercredi 23 septembre 2009

De part et d'autre


mardi 22 septembre 2009

Construction III



Une grotte ready-made dévoile son potentiel onirique.
Champinox occupe un non-lieu habituellement enseveli sous les immondices. Il a été proposé par les auteurs du projet comme site et comme intervention éphémère pour le concours Lausanne Jardins 2009, dédié cette année à la mise en service du nouveau métro m2.

jeudi 17 septembre 2009

Construction II





La présentation en masse des sacs abritant les champignons est possible grâce à l'emploi de praticables inclinés contre le mur de soutènement. Sept éléments étagés sont alignés au fond de la voute.

mardi 8 septembre 2009

Construction I


Le sol mou crée pour le projet Champinox est constitué d'éléments utilisés pour des pontons flottant, ou encore pour des enclos d' élevage de poissons.

Le principe d'assemblage est très simple:
Au centre du passage, des clips tournants assurent la liaison. Latéralement la fixation se fait avec des vis et écrous en polyethylene.

jeudi 27 août 2009

Revue de presse

Fuente: El País
Fecha: 8-8-09
Autor: Javier Maderuelo

Hay intervenciones en las que prima la imagen, recurriendo a la fotografía en un gran panel en el que, sobre una pequeña pradera encajonada y un gavión, se muestran vistas de la ciudad; otras, por el contrario, nos enfrentan a un mundo vegetal desterrado por el arte de la jardinería, como es la titulada Champinox, una ingeniosa instalación que es un vivero de hongos parásitos colocado bajo la arcada de un talud de contención.

http://www.ciberjob.org/jardines/miscelaneas/index.htm

mercredi 26 août 2009

Quelques nouvelles sortie




mardi 25 août 2009

Impressions d'une visiteuse attentive

vendredi 17 juillet 2009

The iceman's fungi (Ötzi)


Piptoporus betulinus exposé à champinox

Ötzi, l'homme des cavernes au champignon



Découvert en 1991 dans les Alpes du sud Tyrol, côté italien, un homo sapiens congelé a offert une intéressante source d'information concernant cette époque reculée.
L'homme portait autour du coup une sorte d'amulette contenant des champignons Betulinus piptoporus (Polypore du bouleau) connu pour ces propriétés antibiotiques.
http://www.hominides.com/data/images/illus/Otzi/as_otzi_medecine.jpg


infos

Article in english, abstract

Among the numerous items of equipment with the 'Iceman', who died more than 5000 years ago on an alpine glacier, were three fungal objects: two different shaped fruitbody pieces of the polypore Piptoporus betulinus, each mounted separately on a leather thong, and, found in his girdle bag, a relatively large quantity of tinder material prepared from the 'true tinder bracket' Fomes fomentarius. A full description of these items and a chronological report on their identification is given. The question about the possible use of the fungi is discussed on the basis of a comprehensive collection of ethnomycological and pharmacological literature data.

PEINTNER U. (1) ; PÖDER R. (1) ; PUMPEL T.

Revue / Journal Title

Mycological research ISSN 0953-7562

Source / Source

1998, vol. 102 (10), pp. 1153-1162 (1 p.1/2)

jeudi 2 juillet 2009

Rebondir

Un sol souple, rebondissant, cueille le visiteur sitôt amorcé son mouvement de découverte après avoir franchi un espace peu avenant, destiné à la récolte de déchets du quartier.
Il y a des drôles de cubes en plastique.




Est-ce un tas de jerricans destiné à être évacués?
Comment grimpe-t-on là haut?
Qu'est-ce donc cela? Où est-t-on?

Arrivé au sommet...
Est-ce beau, est-ce moche? est-ce important ?

Fait-il chaud, fait-il frais, fait-il sec?
Ai-je envie de fuir, de rester...

lundi 29 juin 2009

L'univers enchanté

dimanche 28 juin 2009

Little planet

samedi 27 juin 2009

Entre les branches

vendredi 26 juin 2009

Préparation de la culture de champignon


Atelier de préparation, souche de Ganoderma

La mise culture de Champignon n' est possible que pour un nombre limité de variété. Ainsi bon nombre de champignons tels que les bolets ne peuvent pas être produit artificiellement.

La culture du champignon permet d’obtenir des fructifications selon un calendrier connu, et cela grâce à la maîtrise de l’environnement, du choix du substrat, ainsi que de la sélection des souches. L’objectif du producteur est la vente de produits comestibles, les critères guidant les opérations de production sont liés à la rapidité de croissance, la qualité esthétique, le rendement. Ces critères ne sont pas déterminants pour le projet Champinox, où l’on se préoccupe plus de montrer le processus végétatif qu’un résultat parfait.

On distingue au moins trois phases pour obtenir un champignon artificiellement :

La préparation du substrat, qui est fait généralement à base de paille, de chaux, et de sciure de bois. Le substrat est livré au producteur sous la forme de sachets en polyéthylène remplis, de taille réduite rendant les manipulations aisées et limitant les contaminations. En général les sacs sont transparents et rectangulaires, de 23cm par 13cm pour une hauteur de 15cm. Le substrat est stérilisé ou pasteurisé afin que les parasites et autres spores soient éliminés avant d’être inoculés.

L’ensemencement avec du blanc de champignon ou mycelium. Ce sont des grains de Millet ou autres céréales qui sont eux-mêmes couvert de mycelium en dormance. On mélange ces grains au substrat, pour que celui-ci soit envahi par le mycelium, qui finit au bout de plusieurs semaines par coloniser intégralement les sacs, devenus blanc.

La fructification. Pour déclencher le processus de fructification, il est nécessaire de provoquer un choc, souvent thermique, qui occasionne la venue de primordias ou boutons. A partir de ce moment on peut adapter le climat en faisant varier l’hygrométrie, la température, l’éclairage, ainsi que le taux de CO2. La lumière est généralement requise durant cette phase.


Pour le projet Champinox, seule la dernière phase de fructification est prise en charge par les concepteurs. Le but n’étant pas identique au producteur commercial, on peut tabler sur une maîtrise moindre du climat, ce qui pourra modifier la durée de vie des champignons, leur forme, et leur quantité, mais comme le processus de fructification est assuré en laboratoire, les sacs arriveront sur le site d’exposition en début de croissance, assurément il se passera quelque chose. Plutôt on installe les sacs et petites sont les fructifications, plus grandes seront les chances que le processus arrive à son terme. La manipulation des sacs est la principale source de risque, on veillera donc à réduire les chocs au maximum.




Daniel Ambuehl à Unterterzen
a préparé les sacs de Champinox

Planètes


Chaque sac rempli de substrat est comme une petite planète, investie par des formes étranges, en permanente mutation.

L'univers de la Grotte


La petite place et l’arche de soutènement des voies ferroviaires du quartier des Saugettes relève de plusieurs éléments que l’on retrouve dans l’étude de Gaston Bachelard sur la grotte (1).


Celle que nous évoquons, cette grotte artificielle, objet trouvé dans le paysage urbain, devient un réceptacle aux multiples facettes et expérimentations.

C’est au sein de cette multiplicité que nous avons choisi de privilégier, dans le traitement et l’intervention du site en question, certains aspects qui nous apparaissent révélateurs de ses caractéristiques mais aussi de ce qui relève de nos propres constructions imaginaires et métaphoriques.

En relevant les différentes associations et évocations de la grotte, nous pouvons la décrire comme l’image fondamentale et archétypale de la maison natale dans sa prédominance en tant que refuge : lieu de repos et de tranquillité, suscitant des images et des rêveries immédiates de protection, sans qu’elle soit pour autant de l’ordre de l’enfermement.

La grotte reste ouverte. Elle n’a pas de porte. Son fonctionnement est différent de celui de la maison, bien qu’elle contienne ce désir d’habitation. Elle protège, mais elle ouvre aussi tout un pan de l’imaginaire du souterrain, celui des condensations des forces intimes, de la matrice universelle où s’accomplit le destin humain.

L’arche de soutènement que nous avons choisie et sa situation au coeur de la ville de Lausanne nous place au sein même de la dualité propre à la grotte. La cavité créée par l’arche de soutènement devient une niche, un refuge : lieu de repos et de protection. Simultanément, elle agit comme révélateur et condense son contraire. Elle révèle ce qui l’entoure, ce qui est visible et appréhensible - la gare, le mouvement continu des trains par les vibrations répercutées, le flux des personnes et des véhicules par le son amplifié - de même qu’elle révèle ce qui est caché - le métro souterrain situé à l’axe de la voûte de soutènement. La grotte s’ouvre en surplomb sur une vue unique, non bâtie, celle qui mène notre regard de la gare aux Alpes. Notre proposition est de donner aux promeneurs et aux visiteurs du parcours de Lausanne Jardins 2009 l’occasion de découvrir et d’expérimenter les interstices réels et imaginaires de la ville. Nous proposons un dispositif qui marque et révèle la multiplicité des facettes de la ville, le passage de l’extérieur et du visible vers le souterrain et le caché. L’arche de soutènement des voies ferroviaires et son rideau végétal créent un abri, un espace de repli, une grotte urbaine. Mais ce repli tel qu’il est ne peut être considéré comme unique lieu de repos et de tranquillité. Sa profondeur restreinte qui n’est pas celle d’une grotte naturelle, son mur incliné, sa proximité avec les voies de chemin de fer et les vibrations perceptibles du passage des trains, l’amplification sonore de la voûte, en font un lieu de repli qui rend plus fortement perceptible l’environnement urbain qui le côtoie.

(1) LA TERRE ET LES REVERIES DU REPOS, ED. JOSE CORTI, 1948

jeudi 25 juin 2009

nouvelles sorties




jeudi 18 juin 2009

Métamorphoses du site


hiver 2007

Printemps 2009

Mai 2009




juin 2009